Skip to main content Link Menu Expand (external link) Document Search Copy Copied

Introduction : De l’humain augmenté à l’humain numérisé

Sommaire

EXERCICE

  1. Quelle différence existe-t-il entre le projet d’implant neuronal d’Elon Musk et celui de Ray Kurzweil de numériser notre cerveau ?
  2. Quels progrès peuvent apporter ces deux technologies ?
  3. Quels problèmes moraux posent-elles ?

→ Voir le complément sur l’homme-cyborg

Neuralink, d’Elon Musk : l’humain peut-il s’hybrider avec la machine ?
« C’est comme une Fitbit (montre connectée) dans votre crâne », s’est enthousiasmé Elon Musk vendredi, lors d’une conférence en ligne sur les progrès de son projet d’interface reliant le cerveau aux ordinateurs qui suscite beaucoup de scepticisme dans la communauté scientifique. L’entrepreneur futuriste (Tesla, SpaceX) a présenté il y a un an une puce dotée de fils ultra-fins, pouvant être implantée dans le cerveau par un robot – une sorte de machine à coudre ultra-précise. Le nouveau modèle, sans-fil grâce à la technologie Bluetooth, se recharge la nuit et mesure 23 mm de diamètre (comme une petite pièce de monnaie) sur 8 mm d’épaisseur. En théorie, la puce ronde sera implantée dans le cerveau sans qu’il y ait besoin de passer une nuit à l’hôpital, et sans laisser de trace, si ce n’est une petite cicatrice sous les cheveux. Elle servira d’abord à traiter les maladies neurologiques. Mais l’objectif à long terme est de rendre les implants si sûrs, fiables et simples qu’ils relèveraient de la chirurgie élective (non urgente). Des personnes pourraient alors débourser quelques milliers de dollars pour doter leur cerveau d’une puissance informatique.
(www.futura-sciences.com, 1er septembre 2020)

Devenir digital

→ Voir le complément sur Ray Kurzweil

Court-métrage I’m transhuman. I’m going to become digital (BBC) :
L’humain peut-il être numérisé et devenir immortel ?
L’intelligence artificielle (IA) est en plein essor. Elle est partout, dans notre quotidien, la politique, les médias et elle bouleverse notre société. L’IA permet d’énormes avancées technologiques dans de nombreux domaines du quotidien, de la santé, du transport… Elle rivalise – voir dépasse – l’être humain dans la réalisation de certaines tâches. N’a-t-elle pas battu le champion du monde au jeu de go ?!
Cet engouement pour l’IA conduit à des allégations extravagantes : Ray Kurzweil, le « pape » de la singularité, affirme que grâce à l’IA, l’être humain pourra réparer son enveloppe fragile vouée au déclin et mieux encore, fusionner son esprit avec la machine pour sauter dans les bras de l’éternité. Pourra-t-on un jour « télécharger » le cerveau d’une personne dans une machine ? Pour cela, il faudrait en connaître le fonctionnement, et élucider les différences interindividuelles entre les cerveaux de deux êtres. L’intelligence artificielle ne peut encore « émuler » un outil aussi compliqué, performant et changeant que le cerveau humain. Le plus grand obstacle n’est pas dans les progrès de l’IA mais dans les limites des connaissances biologiques. Le cerveau de chaque individu est unique, mais la biologie n’a actuellement rien à dire sur le processus d’individuation du cerveau définissant notre « soi » (le self). Transférer l’esprit, les émotions, le sens critique, l’humour ou l’analyse de la pensée d’autrui depuis le cerveau vers une puce afin d’aboutir à une vie éternelle débarrassée d’un cerveau vieillissant, est un fantasme de quelques mégalomanes. Oui, la machine peut être meilleure que l’être humain et mimer un comportement intelligent mais uniquement dans certaines tâches et pas pour tout.
Transhumanisme : de l’illusion à l’imposture (Journal du CNRS), Jean Mariani et Danièle Tritsch.

Compléments vidéos

E. Klein : le transhumanisme est-il un progrès ?

Le transhumanisme en 12 questions (J. M. Besnier vs Laurent Alexandre)